Traces françaises à Cuba

L'ile de Cuba, située à l'entrée du golfe du Mexique, est baignée par les eaux du détroit de la Floride, de l'Atlantique au nord et par la mer des Caraïbes au sud. Elle fut une nouvelle frontière et un havre de tolérance pour les Français dès le XVIIIe siècle. Ceux-ci s'établirent tout le long de l'ile à partir de 1791 et transformèrent Santiago de Cuba en une élégante agglomération urbaine; ils créèrent des plantations de café dans les montagnes de la région sud-orientale et lors de leur lente expansion, s'enracinèrent en divers endroits de Cuba. Ils fondèrent la ville de Cienfuegos dans la région méridionale et fondèrent d’efficients commerces dans la ville de Matanzas, puis construisirent de superbes « villas » dans les plantations de café de la région de la Havane et de la Sierra del Rossario dans la province de Pinar del Rio à l'extrême ouest de Cuba. La bourgeoisie cubaine se passionnât pour la décoration et le mobilier français. Les maisons majestueuses de la Havane et d’autres grandes villes étaient decorées avec des objets de porcelaine fine française. On importait des meubles de style et on voulait vivre à la française. Cuba a la chance de pouvoir nous offrir un côté très apprécié et encore méconnu : l'apport matériel et spirituel que lui a offert la présence française sur toute l'étendue de l'île. En suivant la route des français, on traverse des paysages merveilleux et on rencontre partout une végétation luxuriante. Le folklore d’origine française est, et reste très apprécié : juste après l’Espagne, la France est le pays européen qui a le plus influencé la culture cubaine.

Les français à Santiago de Cuba

Un carnaval de musique, des chants et des danses, c'est ce qu'on apporté les esclaves Noirs «venus» avec leurs maîtres. Ils créèrent les tumbas françaises où on exécutait des danses de salon en imitant les «gens de bonne cour» de France. On peut aujourd'hui encore admirer ces fêtes à Santiago de Cuba et a Guantanamo, témoignages d’un folklore des plus originaux de cette zone de l'ile. La belle ville de Santiago de Cuba va connaitre avec cette présence française un nouvel art de vivre plein de bon gout, de raffinement, de confort et de luxe. Les Français créent a Santiago de Cuba leur propre quartier qu'il nommèrent El Tivoli. De très beaux hôtels, des maisons de mode, des commerces de vins exquis, des écoles de musique, des collèges pour «demoiselles», des parfumeries et différents établissements commerciaux s'ouvrirent dans la rue principale du quartier français, précédemment nommée rue Gallo. Au cours de la période française El Tivoli connut une gande animation : les nuits rythmées de concerts, les peintres immortalisant les beaux paysages de Santiago de Cuba depuis les hauteurs de la ville, etc. Au port de Santiago de Cuba zigzaguaient ou arrivaient de nombreuses embarcations qui larguaient leurs amares en ce bout de terre française. Elles débarquaient une variété de marchandises allant des gands crus comme Saint-Emillion, Sancerre ou encore Chateaux-Margaux, des liqueurs telle la Chartreuse ou la Bénédictine. Le majestueux cimetière de Santa Ifiencia recèle de nombeuses sculptures de Français ayant vécus dans la ville. A Santa Ifiencia on trouve la dépouille du dernier médecin de Napoléon Bonaparte : Francisco Antonmarcchi Mettei, qui naquît à Corsega en 1789 et mourrût en terre cubaine le 3 avril 1838. De nos jours, bon nombre de familles de Santiago de Cuba maintiennent vivantes les traditions de leurs ancètres et gardent soigneusement des souvenirs familiaux. Santiago de Cuba, actuellement la deuxième plus gande ville du pays, compte de très beaux édifices, places, demeures coloniales et hôtels modernes. Ville des Caraïbes par excellence, entourée de superbes sites naturels (plages, forêts...), elle vibre à travers ses habitants, combinant un destin culturel et une nature privilégiée.

Ecoles des Hautes Etude d’Hotellerie et de Tourisme de La Havane