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 ORISHAS  Presse - francais

RAP A LA HAVANE

14 Avril 2000 - 17:48 Valérie Godalier

Puisant son énergie festive et communicative dans les sacro-saintes effigies des dieux de la religion afro-cubaine, la santeria, le groupe Orishas intronise le rap à la cubaine dans l'univers du hip-hop."A lo cubano", le premier album de cette formation issue des faubourgs de La Havane, plonge aux confins de la tradition et de la modernité. Cet album mêle avec brio folklore cubain, effluves de rumba, de son, percussions africaines hypnotiques et textes rappés en espagnol et en français. Epaulé par Miko Niko, compositeur et producteur de rap connu pour ses collaborations avec Passi et le collectif Bisso Na Bisso, le groupe Orishas est composé de DJ Livan - remarqué pour ses prestations aux côtés de Sergent Garcia - du guitariste de son Roldan, et de Ruzzo et Yotuel, les deux rappeurs du groupe Amenaza.
Orishas s'est également entouré pour l'occasion de musiciens de premier ordre, comme Anga Diaz, le percussionniste attitré d'
Irakere, Steve Coleman,
Roy Hargrove
et
Felipe Cabrera, ex-bassiste de Gonzalo Rubalcaba.
"A lo cubano", enregistré en 1998 et 1999, s'impose par l'efficacité de ses arrangements. « Nous avons fait appel à Mario Rodriguez parce que c'est un spécialiste du rap : il a déjà travaillé avec Mary J. Blige ou la Fonky Family. Il a su nous apporter le son que nous recherchions parce que c'est un Colombien exilé aux USA, qui parle espagnol, qui a su déchiffrer notre sensibilité et comprendre l'essence de notre musique ». A la frontière de deux univers a priori éloignés l'un de l'autre, le quartet revendique à travers ses compositions une philosophie de l'universalité et un goût prononcé pour les mélanges multiculturels.
« Nous, on fait du rap à la cubaine. Cela correspondait à une véritable envie de mélanger hip-hop et rythmiques de chez nous, parce que nous sommes tous à  cheval entre deux cultures. C'est pour cette raison que l'on  chante en espagnol et en français, parce que la musique sert  avant tout à délivrer un message d'universalité qui unifie les  gens et les peuples ».

Bercé par le hip-hop de la rue et la musique traditionnelle, comme tout le monde à
La Havane, Orishas évoque dans ses textes aussi bien les thèmes chers au rap qu'une réflexion autour de la société cubaine, sans verser dans un discours trop politisé.
« Nous sommes aussi bien influencés par des groupes de rap que par des artistes et des formations traditionnelles cubaines comme
Los Van Van. Les thèmes que nous explorons ne sont pas propres à Cuba, même si tout le monde sait que  la vie est très difficile pour tout le monde dans ce pays. Nous  parlons de notre vie quotidienne, mais nous ne cherchons pas  à tenir un discours politique et notre propos n'est pas de  dénoncer des choses mais de proposer des alternatives. Les  jeunes rencontrent les mêmes problèmes partout et nous  avons surtout cherché à ce que tout le monde puisse se  retrouver et s'identifier dans nos textes ».  Cet album n'aurait sans doute jamais vu le jour sans la détermination du groupe Amenaza formé en 1995 qui travaille sur ce projet depuis deux ans.

« Au début personne n'y croyait. Quand le groupe Amenaza est venu à Paris en 1998 dans le cadre d'un échange culturel avec l' Association A.D.H.E.S.I.F. et
Petra Morales, on a su qu'il était possible de réaliser quelque chose ensemble. On a produit quelques maquettes, et au bout d'un certain temps on a fait écouter quatre titres à Columbia qui voulait nous signer »
"A lo cubano" a bénéficié d'un accueil positif qui a offert au groupe une reconnaissance légitime.

« ...notre fierté, c'est que cet album arrive à passer les frontières... »

Orishas llego, le single sorti en juin dernier en Espagne, est devenu un hit à Cuba. Ce ne sont pas les Cubains qui achètent les CD, ce sont les touristes, mais ils circulent par des réseaux pirates hors du circuit traditionnel de l'industrie du disque. Cela nous est égal, l'important pour nous c'est que les gens puissent avoir accès à notre musique ".

http://www.music365.fr/soul_rap/index.shtml

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Depuis toujours, les rappers américains samplent à tour de bras le vieux
James Brown, qu'ils reconnaissent comme un maître. Dans ces conditions, quoi d'étonnant à ce que les jeunes Cubains, grandis entre débrouille des rues de
La Havane et tradition du son, revisitent Compay  Segundo et s'approprient
Chan Chan ? D'autant que ce titre emblématique du vieux musicien à  chapeau et cigare, est devenu un standard aux quatre coins du monde, et que chacun – ça en devient lassant – y va de sa   petite version. Ce n'est pas sur ce titre qu'on attendait les Orishas,  mais sur le reste. Mélanger musique traditionnelle cubaine et rap : pour être honnête, avant d'écouter le disque, on était plutôt réticent. N'allait-on pas se retrouver en pleine union contre-nature fleurant la manipulation génétique  douteuse ? Un rapide tour de platine suffit à dissiper les craintes. Dès la première écoute du disque d'Orishas, l'évidence s'impose. Bien sûr, il faut supporter le sampling. Mais allergie de certains mis à part, il est clair que rarerment mélange aura sonné plus limpide et plus fluide. Et qo'on préfère le puissant "Represent" ou l'émouvant "Mistica", c'est une musique très mûre et très  aboutie qui se déroule, fondée sur une fusion totale des styles. Pas un seul grumeau : c'est que les rappers d'Orishas ont eu l'intelligence de regarder en arrière, et de couler leur aventure musicale dans le creuset originel commun des styles qui les inspirent, là où musique cubaine et rap sont encore indifférenciés :  c'est-à-dire au coeur de l'Afrique. Et c'est sous le signe et la protection des orishas, ces divinités cubaines venues du Nigeria, que le groupe se place et s'avance. Les percussions d' Anga Diaz, venu en copain donner un coup de main (et décidemment de toutes les aventures intéressantes) les célèbrent et rythment le chant yoruba qui ouvre cet album étonnant. Deux anciens du groupe de rap cubain
Amenaza (qu'on a pu apprécier l'an passé sur les scènes  françaises), deux ou trois Cubains de Paris : voilà pour l'énergie. La voix d'un authentique sonero (Roldán, chanteur de Sabor A Son) : voilà pour la mélodie, rafraîchissante quand l'impact du rap devient trop lourd. Du cha cha cha au son, une bonne partie des rythmes cubains est ainsi revisitée, au long des 15  morceaux de cet "A lo Cubano" : même le vieux danzón a droit à son relookage rapistique. Et  finalement, les Orishas signent ici, tout simplement, à la fois le meilleur disque de musique latine et le meilleur disque de rap de la rentrée 1999.

http://www.chez.com/hotsalsa/platines/orishas99.html

Né de l'alliance du producteur rappeur français Niko (déjà collaborateur de Passi et membre du collectif Bissa Na bisso) et de musiciens cubains (Yotuel, Ruzzo et Roldan sont à l'origine des premiers groupes de rap à La Havane) Orishas ressemble au premier abord à un grand coup marketing. Prenez deux courants musicaux très en vogue (rap et musique cubaine), offrez vous les services d'une grosse Major
(en l'occurrence EMI Espagne, relayée par EMI France
http://www.emi.fr
pour la distribution), mélangez le tout avec un titre attrayant "A lo cubano", et vous aurez des chances de toucher un large public...

Et pourtant au final, l'opération séduit plus que bon nombre de disques de la production rap actuelle. Loin d'une démarche opportuniste comme on en voit si souvent dans le milieu, les membres du groupe sont partis de l'envie de marier des sonorités et d'innover dans un style qu'on croyait entièrement exploré.  "On est parti en studio, on a maquetté et on a vu que ça fonctionnait. On a conservé cette direction. Le but était de mêler la tradition de la musique cubaine et le côté moderne du hip hop". Ce qui fait d'abord la grande originalité du projet, c'est que les rappeurs d'Orishas ne se sont pas contentés de sampler quelques tubes du répertoire traditionnel cubain
- on retrouve notamment plusieurs titres déjà présents sur les compilations de
Buena Vista Social Club pour y plaquer leur flow travaillé.

A lo cubano allie intelligemment samples, chants rap et chants traditionnels (la cinquième roue du carosse s'appelle Roldan Gonzalez, jeune chanteur cubain qui avant cette expérience a fait ses classes dans les groupes cubains les plus en vogue). Et étonnamment, le mariage fonctionne très bien. A la fois original, mélodique, dansant et agréable à l'oreille, l'album contient de nombreux tubes en  puissance qui auraient presque leur place dans une nuit aux Étoiles ou à la Java  (NDRTB : les deux boites les plus branchées salsa de Paris). On vous aura  prévenu !...

http://www.france2.fr/jeunesse/rincetab/invites/orishas.htm

Salle Oasis / Le Mans

Si le mélange musique cubaine et rap vous paraissait incongru, ouvrez grand vos oreilles, vous allez avoir un choc. Le résultat de cette expérience est tout ce qu'il y a de plus génial. Le groupe Orishas est le digne représentant de ce nouveau genre. Issus des faubourgs de la Havane, ils plongent aux confins de la tradition et de la modernité en mêlant avec brio folklore cubain, effluves de rumba, percussions africaines hypnotiques et textes hip hop scandés en espagnol et en français. Dans un monde où les frontières n'existent plus, ils cherchent à délivrer un message universel au travers duquel tout le monde puisse s'identifier."A lo cubano" , leur premier album a été enregistré par d'éminents spécialistes de rap, avec le support de musiciens renommés : percussionnistes, bassistes ayant joués dans les meilleures formations de musique cubaine.
www.bebop-music.com/o-artist.html

Inspiré par deux Français, dont l'un des sorciers de Sergent Garcia, le projet Orishas, formé autour de la paire restante d'Amenaza, quatuor précurseur du rap cubain, est la bonne surprise de la rentrée hip hop. Pour leur premier LP,
"A lo cubano"
, des pointures ont été appelées en renfort (Anga Diaz,
Felipe Cabrera , MarioRodriguez). Sur des textes en espagnol entrecoupés de bribes de français, autant chantés que rappés, le groupe invente le rap à danser, entre scratches, harangues et rythmes afro-cubains. Parfaitement arrangée, la confrontation samplers-instruments traditionnels régénère le hip hop autant qu'elle rajeunit une musique de La Havane remise au goût du jour par quelques légendes gériatriques.

http://www.hypertunez.com

Le groupe se compose de personnes de divers horizons, l'un est un ancien membre de
Sergent Garcia. Leur influence est puisée dans la musique afro-cubaine comme Compay Segundo et autres anciens qui font danser les foules aujourd'hui...
Bien évidemment ce style plaira essentiellement aux fans de Salsa, tant cette musique est présente sur chaque morceau. Pour les autres, le passage risque d'être difficile car le rap espagnol est très très peu répandu dans l'hexagone. Les flows sont puissants même si quelques fois exagérément poussées. La qualité est très bonne, les instrus sont bien travaillées et les mélodies apportent de la puissance à chaque morceau. Un style très dépouillé, très peu de scratchs, peu de face à face verbale, pas de fioritures mais du bon son pour faire la fête. On retrouve sur "537 C.U.B.A" la célèbre mélodie de "Chan Chan"; 4 notes mais oh combien bien utilisées. "Mistica" et "1.9.9.9." nous font bien bouger.
Le "Represent" contient du rap français et des scratchs efficace, un très bon morceau qui donnerait l'envie de redemander du rap espagnol par curiosité. Un vrai bon album de mélange, plus puissant que le Bisso Na Bisso c'est dire.

Autheur: Dani , janvier 2000

http://services.worldnet.net/~kirk/orishas.html

 

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